INTERVIEW - Luis Enrique : « Paris est différent, Paris est spécial » 💬

PSG - Paris Saint-Germain

Luis Enrique on Paris Saint-Germain's special appeal, Champions League aims and coaching philosophy

This is an interview with Luis Enrique about why he has stayed at Paris Saint-Germain, his views on the Champions League and Ligue 1, the team's style and his relationships with players. He stresses that Paris Saint-Germain is special and that the club's trust keeps him there, while insisting on possession football, shared decision-making and a constant will to win without calling PSG the clear Champions League favourites.

Pour sa quatrième saison à la tête du Paris Saint-Germain, Luis Enrique poursuit son ambition de marquer l'histoire du Club. 🔴🔵 Dans cet entretien, l'entraîneur espagnol revient sur les raisons de sa prolongation, la relation de confiance nouée avec le Président Nasser Al-Khelaïfi et Luis Campos, ses ambitions en Ligue des champions et sa philosophie de jeu. Il évoque également son rapport aux joueurs, l'importance de son staff et le lien particulier qu'il a développé avec Paris et ses supporters. 💬 SUBSCRIBE ➡️ https://www.youtube.com/psg FOLLOW PSG 🔴🔵 👨‍💻 Website: https://en.psg.fr/ 📸 Instagram: https://www.instagram.com/psg/ 📲 TikTok: https://www.tiktok.com/@psg/ 🎥 Twitch: https://www.twitch.tv/psg/ 🐦 Twitter: https://twitter.com/PSGEnglish/ 💻 Facebook: https://www.facebook.com/PSG/ 🤳 BeReal: https://t.co/0YF4ui5bnk 💬 WhatsApp: https://bit.ly/3RB3RVq 🔗 https://linktr.ee/PSG ABONNEZ-VOUS ➡️ https://www.youtube.com/psg SUIVEZ LE PARIS SAINT-GERMAIN 🔴🔵

Transcript

Luis Enrique ! Luis Enrique ! Coach, je vais démarrer avec une expression qu'on dit en France qui est l'amour dure trois ans et souvent s'est avéré pour les entraîneurs, mais pas vous. Avec le Paris Saint-Germain. J'espère que ce ne soit pas la vérité. l'Amour dure seulement trois ans. C'est une expression qu'on dit en France que l'amour, le couple. - Et pourquoi seulement trois ans ? - Les histoires, ça dure trois ans, mais on le confirme pas avec vous. Vous êtes en train de prouver le contraire. C'est la première fois, que cette histoire dure aussi longtemps dans ma carrière en tant qu'entraîneur. Ce n'est pas facile, plus de 2 ans, 3 ans, 4 ans, C'est difficile en tant qu'entraîneur parce que tu es tout le temps connecté tout le temps, en préparant tout ce qui est important pour l'équipe. Je me rappelle, il y a des moments où je cherche à faire une petite réflexion, mais tu es préoccupé, tu gagnes un match, et dix minutes après ce match, tu es préoccupé par le prochain adversaire, qu'importe le niveau de cet adversaire. Si c'est un adversaire de très haut niveau, c'est plutôt une motivation, mais c'est toujours la peur de perdre, la peur de ne pas être performant. Et c'est ça qui est difficile pour moi en tant qu'entraîneur à gérer. et c'est pour cela qu'il est compliqué de rester longtemps au même endroit comme entraîneur. Mais Paris est différent, Paris est spécial. Ce qu'on a vécu à Paris, dès les premiers jours, ça a été très spécial pour moi et c'est pour ça qu'on continue. On continue, on cherche à améliorer. - En fait, c'est une décision d'ensemble, humaine, sportive, personnelle, tout, qui vous a décidé à rester? - Oui c'est clair. La confiance du club, du Président, de Luis Campos. La connexion avec Luis Campos dès les premiers jours a été très spéciale et c'est une combinaison magnifique. Et on est tous ensemble pour chercher à s'améliorer encore et à profiter de ce qu'on fait et à chercher de rendre heureux nos supporters. À la fin, ce sont les plus grandes motivations. - Est-ce que je peux vous montrer une vidéo ? C'est votre première interview quand vous êtes arrivé au club. On va vous écouter, quelques mots, on y réagit après. Je ne vais rien demander, parce qu’il est impossible de demander quelque chose aux supporters. Nous voulons seulement vous offrir et vous donner quelque chose : La fierté et le sentiment que votre équipe travaille, se bat, joue un bon football et et aborde chaque match pour aller chercher les points, sans spéculer. C’est ce que je peux garantir en tant qu’entraîneur. Je ne sais pas si j’y parviendrai, mais j’en suis convaincu. Après cela, en revanche, je ne connais pas le résultat. Je pense que c’est le moindre des problèmes. Et rien d’autre. J’espère que vous allez beaucoup apprécier. C'est beau de revoir ça aujourd'hui. Parce que vous parliez de confiance aussi. - C'est ça qui me donne confiance en tant qu'entraîneur. Je me souviens d'une phrase que j'avais prononcée lorsque j'étais à la tête de la sélection espagnole Je ne sais pas quel sera le résultat, parce que personne ne sait quel sera le résultat, mais je sais que nous allons perdre des matches. On doit avoir plus de possession que l'adversaire, on va perdre le match ou la qualification au Mondial ou à l'Euro en jouant de cette manière. Et c'est ça que je pense que tu peux montrer ou que tu peux observer dans mes équipes. Je suis pleinement convaincu que cette manière, c'est la meilleure pour gagner. Normalement, je n'arrive pas toujours à établir cette connexion. Mais à Paris, ça a été différent. Ça a été une connexion. L'envie des supporters. C'est l'envie du club de s'améliorer, la confiance et la chance qu'on a eue d'avoir ce type de joueurs. La confiance que Luis Campos a eu sur moi, comme je l'ai dit, les différents joueurs et l'adaptation. Parce que pour moi, un directeur sportif doit être courageux. Il doit recruter des joueurs adaptés aux idées de l'entraîneur. Dans notre cas, les idées de Luis Campos et les miennes sont similaires Et c'est ça un petit peu la clé. Et après, bien sûr, la capacité qu'a le club à signer des joueurs incroyables comme les joueurs que nous avons en ce moment. - Et cette saison particulièrement, est-ce qu'il y a des records que vous avez envie d'aller chercher, à battre? Je pense même au top huit européen, pourquoi pas? Est-ce que ça fait partie de vos motivations pour cette nouvelle saison? C'est clair que c'est un petit peu curieux parce que la première année, personne pensait que nous pouvons gagner la Champions League. La deuxième, au début de la saison, personne. Impossible de gagner la deuxième Champions League, et après il y a eu le back-to-back. Aujourd'hui, si vous demandez à n'importe quel Parisien qu'il aime le football ou non, quelle équipe va gagner la Ligue des champions, il vous répondra le Paris Saint-Germain ! C'est incroyable! Mais il faut comprendre que ce n'est pas parce que tout le monde le dit que cela va arriver. Non, non, il y a beaucoup d'équipes, six, sept, huit équipes qui peuvent gagner cette Champions League. Nous sommes là, mais ce sera difficile et nous ne sommes pas les grands favoris. C'est un petit peu la balance que je cherche à avoir parce que autour de notre club, il y a beaucoup d'informations, d'attentes et de commentaires, positifs comme négatifs. - D'ailleurs, je pense, même en restant sur la Ligue des Champions à ces deux prochaines échéances qui arrivent, deux énormes clubs, Manchester City, Barcelone, mais je vous connais, c'est des challenges que vous aimez particulièrement ? C'est clair. En effet, pour jouer ce type de match, tous les joueurs, tous les entraîneurs, on est plus motivé que les adversaires parce que nous pouvons réaliser un record qu'a le Real Madrid. Et c'est une motivation particulière. Et on va jouer contre Manchester City à l'extérieur et Barcelone à la maison, qui sont deux équipes qui aiment gagner la Champions League, qui ont dans le passé, déjà gagné la Champions League et qui sont des favoris aussi. - Cette saison aussi en Ligue 1, ça vous montre que aucune saison ne se ressemble parce qu'il y a beaucoup de compétitivité. On en parlait également avec l'envie d'aller chercher plus haut dans le classement. Ça aussi, ça vous motive. - Quel que soit les moments. Pour moi, ça n'a jamais été facile. Aucune année. La Ligue 1, on l'a gagné les trois dernières années mais ça n'a pas été facile. Et c'est une phrase que j'entends beaucoup de fois à chaque fois que je parle avec un entraîneur ou un joueur qui vient en Ligue 1, il te dit : "J'entendais tout le temps que c'était facile et ce n'est rien de facile." Le niveau physique et technique des joueurs en Ligue 1 est en train de s'améliorer et c'est toujours difficile. Et je ne me rappelle pas de matches faciles à l'extérieur, peut-être un ou deux sur les trois premières années. Le reste, on a souffert et je pense que c'est important que ce soit comme ça pour continuer à améliorer. - Vous dites souvent que vous voulez écrire l'histoire, mais ça signifie quoi pour vous? Parce que c'est au-delà de trophées, de victoires en finale, ça va au-delà de ça. Ça a été le premier objectif quand je suis arrivé ici : Marquer l'histoire. Tout le monde savait que le Club avait déjà gagné des trophées importants mais il n'y a aucun trophée plus important pour nous que la Champions League. On a fait le back-to-back, mais ce n'est pas le moment de s'arrêter. Mais pour moi, en tant qu'entraîneur et pour tous les joueurs, parce que quand tu es un joueur de haut niveau, c'est une caractéristique principale que tu as, c'est l'envie de gagner tout le temps. Et je voudrais gagner le match de padel contre Joaquín Valdes (Psychologue) ce soir et demain gagner l'entraînement, demain gagner face au Mans, C'est toujours un objectif : gagner et continuer à gagner. Je ne suis pas préoccupé par combien de matches on va gagner. On veut gagner les trophées importants, mais on est conscient que l'on ne va pas gagner tout le temps. Il y a des moments pour tout et dans ce moment particulier, c'est difficile de continuer à gagner, mais c'est une motivation pour nous. - Est-ce que vous avez l'ambition que votre Paris Saint-Germain devienne une forme de référence dans le foot? - J'aimerais que ce soit le cas, notamment parce que cela montrerait que nous sommes une équipe qui joue avec agressivité. Mais pas une équipe qui frappe ses adversaires ou qui accumule les cartons jaunes et rouges Je voudrais que nous soyons reconnus comme une équipe respectueuse, courageuse et ambitieuse qui joue avec des joueurs qui ont beaucoup de talent, de qualité. Et je pense que c'est une chose importante à montrer aux enfants. Que tu peux jouer au football en profitant du football et en gagnant, parce que c'est le plus important à ce niveau, mais aussi que les gens et les supporters profitent de te voir jouer. Et chaque fois que j'ai, pendant ces deux ou trois dernières années, écouté des personnes qui n'ont aucune relation avec le club mais qui me disaient apprécier les joueurs de notre équipe, c'est une éloge. C'est quelque chose de très positif que j'apprécie beaucoup. - Et de manière plus personnelle, est-ce que vous avez le sentiment d'être un coach plus compris, plus écouté? Est-ce que le regard a changé sur vous? - Non, non. Je savais parfaitement quel type d'entraîneur j'étais et je suis. Avec des erreurs, je sais que je suis que je ne suis pas parfait. J'ai commis encore beaucoup d'erreurs. J'essaie de m'améliorer chaque jour et pour moi c'est clairement une motivation. Après je sais, parce que je suis un petit peu vieux, pas vieux mais j'ai de l'expérience dans le football, mais cela ne signifie pas que je considère avoir toujours raison ou que je ne peux plus progresser. C'est clair, je peux beaucoup m'améliorer. Et c'est l'un des principes que je cherche à suivre. Est-ce que vous diriez que votre travail aujourd'hui, il est plus facile dans le sens où votre méthode avec les joueurs, elle est plus comprise, vous avez moins besoin de convaincre sur vos méthodes. C'est l'inverse. J'ai prolongé mon contrat et j'ai beaucoup plus de pression pour leur montrer que je suis prêt, que je voudrais encore voir les gens, les supporters du Paris Saint-Germain, gagner beaucoup de trophées. Et c'est à l'inverse au rapport de d'être plus calme Je ne suis pas plus calme ou plus tranquille simplement parce que les gens me disent qu'ils sont très contents. particulièrement les Parisiens qui me disent beaucoup de fois "Vous avez changé notre vie." Mais attention, il ne faut pas exagérer l'importance du football. Il y a beaucoup de choses plus importantes que le football. Mais c'est très beau, en tant qu'entraîneur, de savoir que son travail a pu apporter quelque chose aux gens et de partager des moments aussi forts avec eux et avec leurs familles. Mais cela représente aussi davantage de motivation et de responsabilité pour moi. Parce que je dois montrer que je mérite la confiance que l'on m'a accordée. - Et avec vos joueurs, ça a changé le rapport que vous avez? Est-ce que vous les impliquer davantage? Rien n'a bougé plus que ça ? Chaque causerie avec les joueurs est différente. On cherche à être imprévisibles aussi pour les joueurs et on a partagé avec la majorité des joueurs les trois dernières années. Après, il y a des joueurs qui sont partis et d'autres qui sont arrivés. Mais pour nous, le plus important c'est de savoir qu'ils ont compris la manière dont nous jouons et qu'ils peuvent prendre des décisions importantes pendant le match. Je vais être entraîné. Je ne veux pas être un entraîneur qui donne constamment des ordres. Non, tu dois comprendre le jeu pour prendre la meilleure décision à chaque fois. C'est ça la clé. Ils doivent aussi être capables de proposer des solutions et de gérer les différentes situations qui se présentent. Mais ce n'est pas seulement à l'entraîneur de décider de tout. Non, nous avancons tous ensemble. On veut partager ce chemin, mais vous devez prendre plus de décisions. Et c'est ça qu'on cherche à faire dans les causeries. On cherche à anticiper les choses qui vont se passer demain contre Le Mans. Nous anticipons les situations que nous pourrions rencontrer, la manière dont l'adversaire va défendre Parce qu'en tant qu'entraîneur, tu peux parler avant le match, à la mi-temps, et à la fin je ne parle jamais. Mais pendant le match, les joueurs doivent comprendre eux-mêmes ce qui se passe sur le terrain. - On ne s'ennuie jamais dans votre métier. Vous vous renouvelez sans arrêt ? Tous les temps ! tous les temps ! Il faut améliorer mon français. Il faut améliorer mon anglais, mon italien. Il faut améliorer la manière, et montrer que tu prends des décisions. J'ai la chance d'avoir autour de moi, dans mon staff, des personnes qui cherchent à changer ça, et j'aime ça ! J'aime le changement, j'aime être en dehors de ma zone de confort et à la fin, c'est important d'être fidèle à ce que nous pensons. Pour parler de vos joueurs, vous avez un effectif qui est très jeune. Est-ce que du coup vous sentez que vous n'avez pas encore exploité tout son potentiel ? Vous devez certainement le voir. Et surtout, est-ce que ça vous a aussi influencé dans votre choix de rester pour pouvoir encore plus les suivre ? Si je suis honnête, et je peux l'être car je suis à la maison, ça me fait un peu peur ! Parce que la différence d'âge entre les jeunes joueurs et moi est chaque année est plus grande ! Mais si je regarde ma carrière d'entraîneur, je me rends compte que j'ai toujours réussi à créer de bonnes relations avec les joueurs. La différence d'âge, de génération ? La différence d'âge, parce que j'aime beaucoup rigoler et être connecté avec les joueurs. C'est mon énergie ! J'ai besoin d'être connecté et de faire des blagues tout le temps. Je me rappelle que parfois, Vitinha me dit : "Mister, je ne sais pas si tu es sérieux ou pas !" "C'est à toi d'interpréter !" C'est comme un mariage. Il faut se comprendre, même dans l'humour ! Mais j'aime ça. J'aime essayer d'aider les joueurs, de les mettre au défi, les pousser à réagir et observer leur réaction. à réagir et observer leur réaction. Si j'ai obtenu une chose positive ou négative, et chaque joueur, à un moment particulier, a besoin d'une réponse positive ou négative. Je cherche à changer ça et à trouver le meilleur, et c'est passionnant ! C'est ça que j'aime. Vous mettez souvent vos joueurs en concurrence, vous les challenger. On sait que ça fait partie de vos techniques. Mais vous, avec qui vous mettez-vous en concurrence pour vous challenger ? Est-ce que c'est avec vous même ? Comment vous challengez-vous davantage ? J'ai jamais obtenu aucune motivation d'un autre entraîneur, parce que chaque entraîneur a son propre chemin. Et c'est une chose que tout le monde pense. Que tous les entraîneurs pensent à copier. Le plus important, c'est de continuer ton propre chemin. Cela signifie qu'il faut se poser des questions, faire les entraînements... Est-ce la manière dont je veux que mon équipe joue ? Est-ce la manière dont je veux qu'elle perde, si elle doit perdre ? Parce que c'est c'est le plus dur pour nous en tant qu'entraîneur. Mais à la fin, les défaites sont les choses qui te font te poser des questions. Je n'ai pas besoin de la motivation d'un autre entraîneur. Je n'ai aucune intention de chercher à améliorer mon palmarès ou mon CV simplement pour les dépasser. Je suis très heureux de ce que j'ai fait jusqu'à ce moment. J'ai l'ambition de beaucoup gagner et de chercher à gagner. Mais, lorsque viendra le moment de perdre, il faudra l'accepter de la meilleure des manières. Il y aura une autre équipe, un autre entraîneur, une autre famille, un autre club qui gagnera et qui sera heureux. C'est ça la vie. Il faut accepter ce que tu reçois, mais en donnant 100% de soi-même. J'ai peut-être trouver des personnes qui vous motivent tous les jours... Est-ce que vous pouvez déjà nous dire un mot et nous décrire votre staff, vos adjoints. Ils font partie de vos motivations quotidiennes, ces personnes qui vous entourent ? C'est clair, c'est clair, c'est important. J'entraîne depuis quinze ou dix-huit ans, je ne sais même plus exactement, et j'ai travaillé avec différentes personnes Certaines sont parties, ce qui est normal dans ce métier. C'est le haut niveau. Tu vis avec le staff, tu voyages tout le temps. Tu es dans le staff ! Nous partageons les bureaux. Il y a des moments où tu es énervé parce que les choses ne vont pas comme tu veux. Dans le sport de haut niveau, il est très difficile de gagner. La pression est incroyable, chaque saison apporte son lot de difficultés. Au final, ce sont le staff et les joueurs qui doivent partager ces moments, chercher à se comprendre et réfléchir ensemble à la manière de progresser. C'est ce que nous essayons de faire. Qu'est-ce qui fait la force de ce trio ? Je pense que c'est très difficile, et j'ai l'expérience car j'ai eu la chance d'avoir de très bons présidents et de très bons directeurs sportifs. Mais la semaine dernière, je me suis rappelé d'une conversation avec mon fils Pacho : "Tu te rappelles du jour où tu as amené Luis Campos chez moi ?" Il savait où j'habitais et je me rappelle que Luis Campos répétait : "Où est cette maison ? Où sommes-nous ?" "Tu es sur le bon chemin, ne t'inquiète pas." Et j'ai remarqué que ça a été un moment très spécial parce qu'avec lui... Je pense qu'on a déjà parlé de ça. Je me rappelle qu'après quinze minutes avec une personne que je ne connais pas, on a eu une connexion très claire. il m'a montré des choses importantes pour le club, j'étais un peu surpris ! C'est une connexion vraiment très claire et ça a été un un jour très important pour moi. Je connaissais déjà le Président et ça a de suite été incroyable tous ensemble. C'est la meilleure des manières de travailler pour un entraîneur. C'est ça la confiance que nous avons. Il y a une autre partie du PSG qu'on ne pouvait pas ignorer dans cette interview, c'est votre implication pour PSG for Communities. Pour le côté associatif, on a déjà en plus vu la Fondation Xana s'associer à PSG for Communities. C'est une partie pour vous qui est importante ? Que le Paris Saint-Germain puisse autant s'impliquer dans ce qui va au delà du foot ? Dès les premiers jours où j'ai vu le Président et le club toujours en relation avec la Fondation. On cherche à aider les personnes qui en ont besoin et c'est magnifique. C'est quelque chose qui se faisait au club et qu'on partageait. Les joueurs sont tout le temps connectés avec la Fondation. C'est très important de savoir qu'on a la capacité à faire rêver les personnes en jouant au football, mais aussi en aidant les gens qui en ont besoin. C'est positif et je pense que le club est au très haut niveau sur ce plan. La dernière image que je vais vous montrer est assez symbolique. C'est un tifo fait à votre effigie au Parc des Princes. La France est un pays de football. On aime le foot à Paris. Ça aussi, c'est un élément qui comptait ? De pouvoir vous connecter avec ce public ? Vous avez quand même un lien unique avec les supporters... C'est clair ! C'est la première fois que je me vois en grand sur un tifo. Et ma réaction a été : "Waouh !" Ils ont aussi fait celle de la finale de la Champions League... Il y a une banderole à chaque match ! C'est incroyable. Je ne peux que dire : "Merci beaucoup !" C'est un vrai plaisir et je me sens très important parce qu'ils m'ont montré tout le temps un grand respect envers moi. En tant qu'entraîneur, c'est encore plus de pression pour chercher à encore m'améliorer. Finalement, vous êtes devenu un vrai Parisien. J'espère ! Je dois encore beaucoup m'améliorer, notamment la langue ! Je pense que les premières années, ça a été très difficile pour moi de chercher à parler. J'avais parfois l'impression d'être dans une impasse. Mais je progresse et je me sens de plus en plus à l'aise chaque jour. Et je pense que c'est important de transmettre ce qui est important pour le club : un club parisien, français, et